Méditation ?

La méditation de pleine conscience, mindfulness en anglais ou vipassana en sanscrit, est souvent présentée comme solution pour vaincre le stress et améliorer notre condition mentale et spirituelle. En occident, les sagesses orientales attirent beaucoup de personnes qui recherchent sincèrement une voie pour grandir spirituellement. L’occident a depuis longtemps une fascination pour le Tibet. Parce que ces traditions ont évolué dans des cultures exotiques, les occidentaux les trouvent plus attractives mais manquent aussi de repères. Ce n’est souvent qu’au bout de plusieurs années de pratique qu’ils réalisent que la réalité est plus complexe que ne le laissent paraître les sourires de Matthieu Ricard ou du Dalaï Lama.

Témoignage sur la méditation

Pratiquants de la méditation Japonaise zazen.

La pratique de la méditation est-elle sans risque pour notre santé mentale ? Pour répondre à cette question, nous avons recueilli le témoignage de Paolo, un membre de notre équipe qui comme beaucoup de ‘chercheurs’ est passé par le bouddhisme :

Taizen Deshimaru

« J’ai commencé la méditation au début de la vingtaine, tout d’abord seul à la maison d’après des instructions trouvées dans le livre « Shambhala : la voie sacrée du guerrier » de Chögyam Trungpa. Puis un ami m’a initié à la méditation zen à l’école du maître Japonais Taizen Deshimaru (école zen Soto). J’allais tous les jours au Dojo zen, au début c’était difficile de rester immobile pendant deux fois vingt-cinq minutes. Le moindre mouvement était scruté par le maître. Cet ami m’avait dit que la douleur faisait partie de la pratique (!). J’ai commencé à avoir des douleurs au genoux, puis des tensions au niveau de la nuque. Je garde un souvenir assez rigoriste de cette première forme de méditation.

J’ai ensuite rencontré Fabrice Midal, enseignant de méditation français, qui venait de publier une biographie de Chögyam Trungpa, le charismatique auteur de « Shambhala ». J’ai suivi cette nouvelle école de méditation basée sur la tradition tantrique tibétaine, avec des initiations et des enseignements plus ou moins secrets liés au tantrisme. Les pratiques préliminaires du tantrisme (Ngondro) consistent à répéter 108 000 fois prosternations, offrandes et mantras (cela dure plusieurs mois à temps complet). C’est un reformatage complet de la personne.

Prosternation bouddhique.
Chögyam Trungpa

Fabrice Midal fonctionnait comme la plupart des gourous, avec une garde rapprochée, hiérarchie implicite — on se demandait s’il était un bouddha ou un dandy narcissique. Ses enseignements combinant tradition artistique et philosophique occidentale au bouddhisme nous passionnaient. Conscient des décalages culturels, il cherchait à intégrer le bouddhisme à la tradition intellectuelle occidentale. Je participais à toutes les retraites de méditation qu’il organisait. Je me rappelle qu’à cette époque, je suis devenu hypersensible et fragile émotionnellement. Ma famille ne me reconnaissait plus, j’ai commencé à prendre mes distances avec eux.

Un été, j’ai fais une retraite solitaire de dix jours, durant laquelle je méditais 5 ou 6 heures par jour. Comme d’autres adeptes, j’ai pété les plombs. J’éprouvais des émotions contradictoires, envers ma famille et le monde, tout en étant traversé de moments que je pensais être des révélations métaphysiques mais qui me paraissent ternes avec du recul.

Tenzin Palmo lors de sa retraite

Lors d’un séjour à Dharamsala (fief du Dalaï lama en Inde), j’ai bu le thé chez Tenzin Palmo, célèbre nonne bouddhiste anglaise qui a passé douze ans de réclusion solitaire dans la Vallée de Spiti, dans l’Himalaya. Elle avait rencontré Trungpa dans sa jeunesse et douta de la vocation de ce moine qui avait commencé à passer sa main sous sa jupe après cinq minutes d’entretien. Trungpa avait une réputation sulfureuse pour l’establishment tibétain. Palmo m’a raconté que Kamtrul Rinpoché, son maître, lui avait dit qu’il faudrait voir les disciples de Trungpa dans vingt ans pour juger ses enseignements. Et à vrai dire, ça a été plutôt compliqué. Le fils de Trungpa, qui a hérité de Shambhala International, est parti dans une direction opposée, revenant à la tradition tibétaine. Il y a eut de nombreuses branches, chaque disciple charismatique créant sa propre école indépendante de Shambhala. Enfin, peu importe Trungpa est mort d’alcoolisme et on peut supposer qu’il avait beaucoup souffert avec son accident et la discipline de fer qu’il avait reçue dans son enfance de tulku (maître réincarné). À quelque part, je peux comprendre qu’il soit devenu aussi fou une fois arrivé aux États-Unis. Le comportment libéré de Trungpa et d’autres maîtres est justifié par le concept fourre-tout de ‘folle sagesse’. Ce qui m’étonne avec du recul, c’est le manque de discernement du public occidental envers ces maîtres et leurs affiliations énergétiques ; les maîtres eux-mêmes ont-ils la liberté de discerner ces enjeux quand on leur a inculqué ces choses depuis leur plus jeune âge ? Quand ils font une retraite solitaire de 49 jours dans le noir, il ont toutes sortes de visions, mais qu’est-ce qui les protège des interférences du groupe d’entités lié au bouddhisme ?

Drapeau de Shambhala et Chögyam Trungpa, habillé en général d’armée. Il recevait des enseignements des maîtres de Shambhala, royaume mythique connu dans le new age. Shambhala est en réalité une zone d’hibernation aux technologiques avancées et située au-dessus de la terre en 2e dimension.

Lors de ce séjour dans l’Himalaya, j’ai été admis à faire une retraite dans un ermitage rattaché au monastère d’Hemis, de la tradition kagyu’pa, au Ladakh. Les moines m’ont permis de passer plusieurs journées à méditer dans la grotte où le fondateur aurait atteint le corps d’arc-en-ciel, fameux chez les tibétains (le corps de l’adepte illuminé disparaît dans une lumière arc-en-ciel). J’y passais huit à dix heures par jour assis sur mon zafu (coussin zen).

La grotte où Paolo a fait sa retraite.

Au milieu de la retraite, j’ai senti une énergie monter depuis le bas de ma colonne vertébrale. Cette énergie a semblé prendre possession de mes premiers chakras, en particulier du chakra sacral (du sexe) qui était actif en permanence. Pendant la semaine qui a suivit, j’ai eu un orgasme quasi-permanent, comme si j’avais un sex toy qui tournait à plein régime. Ça m’a perturbé, je n’avais pas envie de vivre ça. Cette énergie sexuelle et envahissante s’imposait à moi sans que j’ai rien demandé. Je m’étais simplement assis en méditation. Un bouddhiste russe est arrivé et m’a expliqué le principe de la montée de la kundalini et le système des chakras. Cette énergie est ensuite restée sur mon premier chakra pendant plusieurs années.

Image représentant la montée de la kundalini
Version hindou de la kundalini.

En rentrant en France, je me suis rendu compte que la communauté qui gravitait autour de Fabrice Midal n’était pas un environnement propice à mon épanouissement. La soumission totale au gourou est la base des traditions orientales. J’ai commencé à me méfier quand Midal a introduit une pratique qui consistait à visualiser mentalement le gourou : Trungpa ou… Lui-même. Ça a été un signal d’alarme. La dévotion exigée par un être humain envers d’autres peut vite tourner à la dépendance spirituelle. Le groupe commençait à tendre vers la secte.

Centre de méditation Shambhala. Malgré l’apparence moderne de la pratique, on s’assoit face à un autel avec des déités religieuses.

Au cours de la retraite suivante, j’ai été pris de crises d’angoisses. C’était inexplicable, parce que je n’en avais jamais eu de ma vie. J’ai passé la semaine au lit, à essayer de résister à des entités qui pompaient mes énergies. Le maître était charismatique. J’ai alors compris d’où venait ce charisme : nous étions les chevilles ouvrières d’une pyramide énergétique, à cheval entre le visible et l’invisible. Je sentais le groupe d’entités qui gravitaient autour de lui et se nourrissaient de ce commerce. Cela a été le déclic qui m’a permis de quitter le bouddhisme.

D’autres sont partis, chacun avec des constats différents. L’un deux avait aussi passé une semaine de retraite d’été tel un zombie vidé de ses énergies. J’ai observé plusieurs fois des adeptes absorbés dans des états seconds, la langue qui pend et les yeux mi-fermés. Quand j’y repense, je vois à quel point j’étais fragile au niveau énergétique à cette époque, comme si la pratique assidue de la méditation, au lieu de nous protéger, nous fragilisait et nous ouvrait à des interférences extérieures. Il m’a fallu des années pour guérir les blessures résiduelles de cette expérience et le lien de dépendance psychologique crée avec le gourou.

Un jeune tulkou (maître réincarné) bénit un fidèle occidental.

Formatage mental

Dix ans après avoir quitté le bouddhisme, je remplissait une mission importante lors d’un voyage aux États-Unis, quand j’ai reçu des attaques d’entités mal intentionnées. Plusieurs situations m’ont mis dans un état de colère et je suis parti ‘dans le mental’. Une fois qu’on est bloqué au niveau mental, on est dans une zone vulnérable, parce que les intrus ont la capacité d’interférer sur les ondes vibratoires de la pensée. On peut presque sentir leur présence autour de notre tête.

Un ami, qui avait aussi beaucoup pratiqué la méditation et les spiritualités orientales m’a dit qu’il avait les mêmes difficultés que moi à cause de sa pratique intense de la méditation. Même après avoir quitté le bouddhisme, j’ai continué à pratiquer environ 30 minutes de méditation tous les matins. Cette pratique faisait entièrement partie de mon quotidien pendant 15 ans.

Les longues plages de temps exigées par la méditation nous exposent aux interférences. Même si les enseignants disent qu’il s’agit de synchroniser le corps et l’esprit en suivant la respiration, le côté forcé de la pratique fait qu’on aboutit à une forme subtile de mental. Vouloir échapper au flux de la pensée, rechercher le vide en soi, impose un cadre rigide à notre cognition. Cela crée une dichotomie intérieure qui fragmente et fragilise l’être au niveau subconscient.

La connexion avec les énergies éternelles est très différente, elle est naturelle, fluide et libre.

Il me semble qu’en marchant, par exemple en faisant de la randonnée en montagne, on s’unifie sans passer par des pratiques qui font appel au mental de manière répétitive (suivre la respiration, répéter des mantras). Beaucoup de gens sont déstabilisés par la méditation, parce que ce n’est pas naturel, ça peut nous dérégler intérieurement.

On ne s’en rend pas forcément compte tout de suite. On peut dans un premier temps éprouver de la paix. Mais sur la longueur, cela fait plus de dégâts que de bien. Une étude est d’ailleurs arrivée à la conclusion que la méditation pratiquée de manière intense sous forme de retraites présente plus de dangers psychologiques que la méditation pratiquée à petite dose.

Je suis heureux de m’être libéré des formatages religieux et des différents processus de manipulation utilisés par les intrus pour accéder à nos énergies subtiles. Je me sens exister pleinement, en résonance avec mon soi profond, sans avoir besoin d’une pratique contraignante, ni d’un maître qui aurait le contrôle sur mon être. »

Le Bouddha et le roi serpent Muchalinda.

Le témoignage de Paolo relate diverses expériences dans des contextes précis. Il y a bien sûr des nuances de gris : des humains engagés dans le bouddhisme parvenant à des degrés de connexion avec les énergies éternelles et qui aspirent à être au service d’autrui, avec le désir de s’engager dans une voie bénéfique pour l’humanité.

Mandala Matrix

Dans le bouddhisme, comme dans les autres religions, on se prosterne devant des statues, on fais des offrandes et des prières.

La principale confusion qui règne au sujet du bouddhisme est qu’il s’agirait d’une philosophie ou d’un mode de vie, une voie – pour reprendre le terme bouddhique dharma – plutôt que d’une religion. Or, l’hindouisme et le bouddhisme ont été crées par des groupes annunakis sur le même modèle que les religions monothéistes. Les premières implantations annunakis qui correspondent au début de notre histoire officielle étaient en Égypte, à Sumer et dans la vallée de l’Indus (nord de l’Inde). Chaque groupe régnait sur sa zone géographique et y a crée sa religion. Cela explique le développement soudain de la civilisation, avec la création de villes, l’introduction de l’argent, du langage écrit, des cultes et de la politique.

C’est pour cette raison que les formes de piété sont similaires dans la pratique : prosternations, prières, méditation, vénération de déités extérieures. Nous avons trouvé sur le blog de Bouddhanar ce texte de Marc Bosch intitulé Mandala Matrix. Tout en ayant des similitudes avec le témoignage de Paolo, il apporte un éclairage supplémentaire qui rejoint notre intuition : le bouddhisme fait partie de la même économie énergétique que les religions, les sectes et le new age (évoquée dans d’autres articles) :

Je pensais rencontrer un monde psychique et spirituel, antique, ancien et hiératique pendant ma retraite spirituelle. Il est en effet apparu au début, un peu comme un décor, une toile peinte : les yidams, les mandalas et les formules des mantras apparaissant un peu en trompe l’œil comme aux avants scènes. Puis c’est – derrière – un autre monde qui s’est invité, comme s’il était une réalité plus active et efficiente, se « servant » de ces images traditionnelles et figées du bouddhisme himalayen.

Ce monde, qui s’est avéré au final prédateur et exploitif, n’avait rien d’antique, de vieux ou de traditionnel. Il m’est apparu comme ultra moderne selon nos critères, un monde de technologies sophistiquées venues de « mondes » parallèles aux nôtres. Il était doté de sciences appliquées psycho somatiques subtiles agissant « par osmose ». Elles servaient en particulier à prélever nos énergies subtiles, les échantillonnant par qualités.

Ces activités subtiles étaient dotées de « feed back » (capacités de rétroaction), de coordination et d’auto contrôle cybernétique, etc. Il m’a semblé que ce monde psychique du tantra bouddhiste n’est pas seulement peuplé de vieux « démons » ou de vieilles « dakinis » rouges, mais mu par des activités de technologies, inconcevables encore pour nous, qui prélèvent notre vitalité subtile, nos énergies de conscience et de vie de manière rationnelle et organisée. Ces activités ne nous renvoient des leurres yoguiques et des images tantriques toutes faites que pour mieux brouiller les pistes, comme pour mieux se cacher derrière.

Le monde tantrique serait habité par une réalité technologique subtile, une bio science exploitive venue d’autres mondes, d’autres dimensions imperceptibles de l’expérience consciente et collective, dont nous n’avons encore aucune idée.

Nous ne serions ainsi pas seulement le « bétail des dieux », comme l’écrit le voyageur tantrika Daniélou. Nous ne serions pas seulement le bétail humain trait pour le lait de notre vitalité et de nos énergies subtiles. Nous serions aujourd’hui dans une sorte d’élevage industriel imperceptible, dont les clôtures barbelées nous sont invisibles, reliés à des dimensions peuplées de collectivités inaccessibles. Leurs activités autonomes s’installeraient progressivement et perceptiblement dans les canaux et plexus subtils à l’intérieur du corps, en particulier lors de l’adhésion au tantra et de l’ouverture dévotionnelle.

Marc Bosche,  « Mandala Matrix« 

Pour approfondir le sujet

Voici des ressources pour aider au discernement sur la pratique de la méditation et du kundalini yoga, afin que chacun puisse se forger sa propre opinion en connaissance de cause.

Sur la méditation

Article du blogueur bouddhiste boudhanar : « Les dangers de la méditation ».

Article de la revue en ligne Vice avec de nombreux témoignages : « La méditation est un outil puissant et peut être une vraie descente aux enfers ».

Article du temps en Suisse : Critique de la méthode des études scientifiques qui vantent les bienfaits de la méditation.

Article de la revue Science & Avenir : « La méditation déstructure et transforme le rapport au temps ».

Sur la kundalini

Blog danger yoga : article sur les effets secondaires de la kundalini

Article de Boudhanar sur les dangers de la kundalini tantrique.

Article de blog Rusty James : Les dangers occultes du YOGA et montée de la Kundalini.

K.

Blog de partage pour ceux qui recherchent la vérité et la connaissance pour leur chemin de vie. Nous invitons les lecteurs à faire leurs propres recherches et discerner pour eux-même ce qui résonne avec leurs intuitions. La libération de l'humanité passe par la prise de conscience de nos capacités inhérentes. Nous avons déjà en nous les solutions que nous avons cherché à l'extérieur, et en notre essence la possibilité de connexion avec les énergies éternelles.

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